J’ai acheté un Mac mini M1 et je vous explique pourquoi

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High tech

Si vous suivez un peu mes aventures, vous avez du voir que j’avais la volonté de revenir dans un environnement à base de pomme sur l’année 2021. Le processus a déjà commencé et dans cet article, je vais tenter de vous expliquer pourquoi j’ai fait le choix de prendre un Mac mini M1.

PC en phase de décès

Le renouvellent de mon outil de travail est une décision très importante et délicate. Depuis fin 2019, j’envisage et j’économise pour changer mon PC actuel par une nouvelle bête. Le choix dépend des usages, c’est la phrase que vous avez du entendre un peu partout et à juste titre, elle est parfaitement justifiée. Si en 2015, j’ai souhaité changer ma config, c’était avant tout pour avoir un engin capable de faire tourner les derniers jeux en date et surtout ce que CD Projekt a fait de mieux dans son histoire : The Witcher 3.

Aujourd’hui, l’ordinateur me sert qu’à travailler/produire. J’ai pu extraire de mon quotidien mes véritables habitudes pour en faire une liste simple et complète de mes besoins réels.

  • Montage vidéo 4K
  • Développement (programmation au sens large)
  • Rédaction d’article, internet, mail…
  • Discord, Message, Slack…
  • Retouche photo, design, 3D…
  • Création Musicale (que j’avais arrêté)

S’ajoute à ça l’état inquiétant de mon PC. Chaque calcul de rendu de vidéo 4K que je réalise pour la chaine mêne systématiquement à un écran bleu. De ce fait, je me retrouve à baisser les capacités de mon processeur d’un tiers pour arriver au bout de mes productions. Ce qui ajoute encore plus de temps au rendu (et à mon stress accessoirement).

Et le jeu vidéo dans tout çà ?

Depuis mon dernier changement de matériel il y a 6 ans, la façon dont on le jeu vidéo consomme a énormément évolué. En 2020, nous sommes passés à une nouvelle génération de consoles avec la Playstation 5 et la Xbox Serie X.
Il est aujourd’hui envisageable de jouer à des jeux vidéo en streaming avec une qualité identique à un support physique et une machine locale (avec la fibre par contre…).
Je peux même jouer avec mes amis qui ont le même jeu que moi mais sur un support différent : Call Of Duty Warzone, Rocket League, Destiny 2 prochainement

Remettre 1500 euros au minimum pour avoir une machine de guerre avec le Ray Tracing qui rend le kiki tout dur, ce n’était pas trop mon objectif pour 2021.
Je n’ai pas de préférence (PC ou Console) mais jouer sur ma PS5 me procure un vrai confort de jeu avec peu de concessions par rapport au PC (jeux plus chers, graphismes moins poussés qu’une grosse config…).

Bref, je ne vois pas ça comme une régression mais comme l’évolution logique de ma manière actuelle de jouer.

Apple Silicon

Vous avez du sans doute dû en entendre parler, désormais Apple trace sa propre route et tourne le dos à Intel (leurs processeurs restent cependant disponible au catalogue Apple) concernant la fabrication de la puce principale pour leur ordinateur.
Contrairement à ce que propose Intel et leurs processeurs basés sur une architecture x86, la nouvelle puce baptisé « M1 » est un SoC construit sur une architecture ARM.
C’est à dire qu’elle embarque tout un système étendu en une seule pièce de silicium :

  • Tout d’abord un CPU composés de 8 coeurs dont 4 coeurs hautes performances et 4 à haute efficacité énergétique.
  • Procédé de gravure en 5 nanomètres, c’est aujourd’hui la première puce pour ordinateur personnel à embarquer une telle technologie.
  • La mémoire unifié (UMA), tout ce qui se trouve dans le SoC accède à un pool unique d’accès mémoire. La bande est extrêmement large et traite de ce fait beaucoup rapidement les données.
  • 8 coeurs GPU pour le traitement graphique tout en maintenant une consommation énergétique faible. Jusqu’à 25 000 threads concurrents (c’est assez impressionnant…).
  • Le Neural Engine à 16 coeurs. Dédiés à l’apprentissage, ces coeurs permettent d’accroître les performances en fonction de calculs spécifiques. Une option de 11 milliards d’opérations à la seconde « si besoin ». Largement utilisée dans la vidéo, la photo et la plupart du temps associé avec la charge GPU.

Je n’ai listé ici que l’essentiel des points forts de la puce M1. Dites vous bien que le monde de l’informatique vient de prendre un gros high kick (mode Chuck Norris) dans sa face. Un bouleversement qui va changer à jamais l’avenir de l’informatique.

Bien que le comparatif de Geekbench ne soit pas une preuve efficace pour démontrer les capacités d’une puce, il montre tout de même une tendance.
Ici, ladite tendance est assez flagrante…

En Single Core, la puce M1 est la plus puissante du marché (parc Apple). Environ 40% plus puissante qu’un Intel Core i7 ou i9 de 10 génération ou que n’importe quel Xéon.

En Multi Core, c’est un peu moins flagrant mais le Mac mini M1 égalise un Mac Pro équipé d’un Xeon de fin 2019 à 8000 euros, quand même…

Ce ne sont que des chiffres tirées d’une application prévue pour faire ce genre de station. Dans la réalité, je n’ai pas pu comparer à autant de machines mais force est de constater que le Mac mini M1 (dans son ensemble) est un monstre de puissance. Une mini tour de 20x20cm aussi puissante qu’une grosse tour (Mac ou PC) en terme de calcul : Tout simplement impressionnant.

C’est tout aussi dingue avec une « Timeline » de travail qui réagit en temps réel, sans ralentissement même avec de nombreux effets sur la pile de composition. Final Cut Pro, le logiciel sur lequel j’ai effectué mes premiers tests, a été optimisé pour le M1 (et recompilé en ARM).

Je fais un petit aparté sur les 8go de ram (ici pour le Mac mini). Ce n’est absolument pas comparable à ce que vous pourrez trouver sur un PC classique (ou Mac Intel). La mémoire unifiée communique tellement vite et de manière si « optimisée » qu’elle n’a pas besoin de persister autant que les mémoires d’ancienne génération.

Mac OS Big Sur

Le nouveau système d’exploitation d’Apple a bénéficié d’une importante refonte graphique l’année dernière. On profite d’une uniformisation solide et complète de l’OS. Certaines applications, qui souffraient d’un délaissement depuis plusieurs années, ont été retouchées et affinés (Message, Mail, Photo…).

Le centre contrôle (en haut à droite) devient clair, modifiable tout en réunissant l’essentiel des commandes système.

Je suis fan absolu de cette belle cohérence générale. Les arrondis, les icônes, les emplacements, la transparence… ce sont des détails mais l’ensemble est simple, propre et évident, même pour un utilisateur qui n’est pas habitué à cette environnement de travail.

Autre chose de très agréable pour moi, c’est l’agrandissement de l’interface qui n’est pas faite au détriment du visuel comme je pouvais l’avoir sur de l’OS de Microsoft.
Windows 10 propose un changement de résolution (qui est en fait un changement de définition) couplé à une augmentation de la taille du texte. Le résultat n’est souvent pas des plus parfait même si on s’y fait.

Sur Big Sur, la dernière itération de MacOS, l’agrandissement semble plus homogène. J’attends par là que sur mes deux écrans 4K, je projette l’interface qui est normalement en 1080P mais sur une définition 4K. L’interface bénéficie de l’entièreté des pixels disponibles de mes écrans tout en gardant une taille maitrisée (nombre de pixels en fonction de la surface : la résolution donc).

MacOS a son interface basée sur des fonctions mathématiques (vectoriel) et non pas sur du pixel (comme le faisait Microsoft avec Windows il y a encore quelques années).

Pour moi (et mes yeux), c’est un vrai bonheur d’observer à quel point Apple a compris l’importance d’une interface pour l’utilisateur. Simple d’une part et superbe d’autre part. Quand on utilise un médium si plaisant, on est inspiré et motivé pour produire un travail qualitatif, c’est en tout cas ce que je ressens ;)

Reste que j’ai encore du mal à trouver mes marques et que je préférais la gestion fénêtrale de Windows (touche Windows + flèche). Il faudra que je prenne de nouvelles habitudes de travail aidées par Magnet peut être.

La crise sur le clafoutis, c’est l’app 1Password qui est parfaitement intégré au système et à Safari. Et quand je dis parfaitement, c’est ergonomiquement comme visuellement (et je l’utilise aussi sur PC). Pareil pour Messages, elle fait parti des points forts dans l’écosystème Apple et sur MacOS, c’est tellement le pied de l’utiliser…

On pourrait longuement parler de l’application « Mon téléphone » qui tente de fairela même chose sur Windows mais Messages est si bien intégré au système que ce n’est absolument pas comparable…

Domotique

C’est peut-être l’une des parties les plus importantes pour moi. Je prends tellement mon pied à piloter et automatiser ma maison que j’en perds parfois mon objectivité :)

La domotique regroupe de nombreux thèmes qui me fascinent. La technologie d’abord bien sûr mais aussi la recherche et les économies qui peuvent en découler.

Elle prend tout son sens avec Jeedom et encore plus couplée à Homekit, le système de centralisation d’objets connectés d’Apple. Les scénarios, les automatismes, les interactions vocales ou encore le design sont tellement important dans ce domaine qu’Apple a bien compris qu’il pouvait ajouter leur pierre à l’édifice.

Home (ou Maison en français) est une application multiplateformes mais exclusive au système d’exploitation d’Apple (évidemment). C’est aujourd’hui, à mon sens, la plus belle interface d’application de domotique que j’ai pu voir. Bien au delà de ce que propose Home Assistant ou Jeedom / Domoticz.

J’ai testé tous les systèmes pour être sur de mon choix et ainsi pouvoir partir serein sur une centrale qui me permettrait d’évoluer sans difficulté. Jeedom reste le meilleur choix, c’est un fait. Mais c’est associé à Homebridge puis Homekit d’Apple qu’il prend tout son sens. Nous auront l’occasion d’en reparler prochainement.

Con en somme ?

Si je prends mon ancien PC, je pouvais consommer jusqu’à 650W et parfois, j’ai bien senti que j’étais un peu « juste » en terme de puissance énergétique. La moitié de cette consommation électrique étant dédiée la plupart du temps à la carte graphique et donc durant une session de jeu ou de montage.

J’ai du mal à comprendre aujourd’hui, qu’une société comme Nvidia, soit fière de présenter une carte graphique encore plus consommatrice d’énergie que la précédente. A tel point qu’il faudra changer (pour certains comme moi) l’alimentation pour accueillir leur nouvelle carte, quand on arrive à en trouver…

Une consommation d’électricité divisée par 40 par rapport à ma tour de PC

750W sera le minimum si vous souhaitez taper dans le haut du panier graphique (3080 RTX), que ce soit pour le jeu ou tout autre activité liée à la vidéo/3D. Côté Mac mini M1, comptez 20 watts à fond de cale, c’est à dire durant un export vidéo 4K ou 8K gourmand ou pendant une session de jeu.

Je vous fais un screenshot de la consommation du Mac mini M1 au moment où j’écris cet article : 5 watts (4143mW pour être précis). C’est à peu près la même chose qu’un Raspberry Pi :)
Comptez près de 40 fois plus pour un PC en moyenne (200W environ).

Je sais que beaucoup ne font pas attention à ce genre de détail mais je me permets un petit raccourci rapide sur votre facture pour un ordinateur allumé en permance toute l’année (c’était mon cas) :

  • PC classique : 200W en moyenne soit 550€ annuel
  • Mac mini M1: 5W en moyenne soit 15€ annuel (grand maximum)

La facture peut être encore plus salée pour un joueur PC assidue.
J’ajoute à titre informatif qu’une Playstation 5 consomme environ 200W pour un jeu Next Gen (Spiderman : Miles Morales par exemple).

Et alors ?

L’article était un peu long et si vous êtes arrivés jusque-là je vous tire mon chapeau !
Suis-je certains que ce changement est le bon ? Bah non :)
Si il y a bien une chose que j’ai appris depuis le temps, c’est que mes goûts évoluent aussi vite que la techno que j’utilise.

Cependant, j’essaye d’être un peu plus sage objectif dans mon auto-analyse et de penser un peu plus à ma consommation (empreinte carbone) quand je fais ce genre choix. La philosophie d’Apple est en accord avec ce que je pense actuellement, surtout quand ce n’est pas au détriment des performances.

Je finis ce long billet avec ce double sentiment, à la fois ébaubi et fasciné devant une telle prouesse technique. Apple l’a souvent dit mais cette fois-ci, je veux bien les croire à propos de L’Apple Silicon : Ceci est une révolution.

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4 réflexions sur « J’ai acheté un Mac mini M1 et je vous explique pourquoi »

  1. AvatarL0l0

    Merci pour le retour :)
    J’attends la suite, après plusieurs semaines/mois d’utilisation! Et perso, j’attends la virtualisation avant de peut-être regarder à nouveau ces machines…
    Mon Macbook blanc de 2007 étant au rebut dans un tiroir ^^ (et le MacMini media center de 2012 marche toujours bien, c’est sûr qu’à le changer pour juste du media, les Mini de maintenant sont vraiment trop puissants ^^)

    1. PaductionPaduction Auteur de l'article

      Hello L0l0,

      En effet, l’article « après quelques mois d’utilisations » sera encore plus important que celui-ci. C’est un gros changement pour moi, l’euphorie est encore bien présente :)
      Pour la virtualisation, je pense que ça peut se régler avec des mises à jour software. Il faut que je regarde du côté de Docker prochainement ce sera l’occasion d’y mettre un premier pied.

      Merci pour ton commentaire en tout cas ;)

  2. AvatarJulien

    Excellent article et passionnant ce point sur la consommation électrique. C’est vraiment un point essentiel aujourd’hui vu que nous sommes en permanence sur nos écrans avec le télétravail !

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